Instructive, cette étude réalisée par la Fédération française de la Randonnée Pédestre (FFRP) auprès d’un millier de ses quelque… 170 000 licenciés. L’on y apprend notamment ,que le « randonneur-type » paraît particulièrement « soucieux de son état de santé ». Il est aussi très actif en matière de prévention des risques sanitaires.
Ce « randonneur-type » est d’ailleurs « une femme de 59 ans » soulignent les auteurs de cette enquête épidémiologique descriptive, réalisée auprès d’un échantillon de licenciés de la FFRP. Un travail dont le but était notamment de renseigner sur l’ « état psychologique » mais aussi « physique » des participants.
Il en ressort que 15,7% des randonneurs sont en surpoids, et 1,6% sont obèses. Des chiffres largement inférieurs à ceux de la population générale, laquelle -d’après les chiffres du Ministère de la santé- comporte pas moins de 30,3% de personnes en surpoids et de 11,3% d’obèses.
Le « randonneur-type » fume également peu. Et surtout, il paraît en bonne santé psychologique. Comme le soulignent les auteurs, « 9% des participants avaient des troubles anxio-dépressifs et 1% un épisode dépressif caractérisé. (…) Ces chiffres sont inférieurs à ceux de la population générale et il faut noter que plus ils pratiquent la randonnée, meilleur est leur moral ». Autant de constats qui confirment l’intérêt de la marche à pied, recommandée comme traitement non-médicamenteux des troubles anxieux ou dépressifs. Plaidoyer pour la rando
Sans surprise, la conclusion est un véritable plaidoyer en faveur de l’exercice physique : « le randonneur-type prend en compte les facteurs de risques délétères pour sa santé. Cette prévention semble porter ses fruits, puisque son état de santé est globalement meilleur que celui de la population générale ». Marche, randonnée ou autre activité : comme ne cesse de le rappeler l’OMS, « Pour votre santé, bougez ». Et cela au moins trente minutes chaque jour. Et n’oubliez pas que l’exercice est aussi excellent… pour la tête. De nombreux travaux ont démontré ses bienfaits contre la dépression. Mais aussi contre le stress ou le sentiment d’isolement. Retarde le vieillissement
Enfin la marche prévient le déclin cognitif. Avec une heure et demie de marche par semaine, les femmes de 70 ans et plus voient leur risque de déclin s’abaisser de 20% par rapport à celles qui s’adonnent à cette activité pendant moins de dix minutes. C’est assurément une sacrée nouvelle, car trouver moyen de marcher une heure et demie par semaine, ce n’est vraiment pas sorcier !
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