La prévention des accidents routiers liés au travail constitue donc un axe majeur de la politique de sécurité routière. Le monde de l’assurance préconise un plan de prévention qui consisterait en un protocole de sécurité qui définirait les modalités d’accès, d’utilisation... de l’entreprise et qui reposerait sur une boucle d’amélioration continue : planifier, faire, évaluer, corriger.
Connaître le risque routier
Le « document unique » précède le plan de prévention. Ce document évalue les risques professionnels, dont le risque routier fait pleinement partie. Ensuite, le dirigeant doit rassembler les données essentielles : types de véhicules, de mission, outils de communication etc.
Au-delà des causes immédiates des accidents, il peut exister d’autres causes plus profondes : infrastructures, organisation, sensibilisation et formation des conducteurs etc. Un accident peut coûter plus qu’il n’y paraît. La PSRE (Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise) estime que si un accident engendre des coûts directs (cotisations d’assurances et franchises) de 1000€, le coût total de l’accident atteindra, lui, 3000€ (litiges, immobilisation des personnes, remplacement des véhicules, traitement administratif, image etc.).
Un accident est rarement une fatalité
Selon les experts en prévention routière, neuf accidents sur dix peuvent être évités. Les accidents sont souvent la conséquence d’un comportement laxiste qui sous-estime les risques liés à la route. Aussi, le Nord Pas-de-Calais présente une particularité, rappelée par Bertrand Chaillet, substitut du procureur général à la cour d’appel de Douai, « l’alcool reste un fléau terrible dans le département ». 30 % des accidents mortels sont dus à l’alcool. Enfin, il faut bien sûr que la hiérarchie montre l’exemple en respectant le plan de prévention de l’entreprise. Pour assurer une certaine cohérence au sein de l’entreprise, une implication forte de la hiérarchie demeure indispensable expliquent les auterurs de cette préconisation..
Bérangère Deschamps