Les particules fines des moteurs diesel étaient déjà connues pour favoriser la survenue et/ou l’exacerbation de maladies respiratoires. Une nouvelle étude les accuse de perturber l’activité cérébrale. Et ceci, même à des doses modérées.
Dix volontaires ont participé à un travail pour le moins original. En effet la moitié d’entre eux devait rester pendant une heure dans une pièce où la concentration en particules fines équivalait à celle observée en milieu urbain. Quant aux autres participants, ils avaient tout simplement la chance de respirer un air pur. Stress cérébral
L’équipe du Pr Paul Borm, de l’Université de Zuyd aux Pays-Bas, a mesuré l’activité cérébrale de l’ensemble de ces sujets avant, pendant et après l’expérience. A peine une demie heure après cette dernière, le cerveau des membres du groupe exposé aux particules fines était en quelque sorte touché. « Nous avons observé un changement dans le cortex cérébral, induisant une réponse au stress oxydatif provoqué par l’inhalation des particules fines de diesel », souligne Borm. En clair le diesel provoque un stress cérébral ! Rappelons qu’en France, 65% des automobiles fonctionnent avec un moteur au diesel.
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