lundi 12 mai 2008
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28/04/2008
Ces malades qui nous dirigent
Redacteur
Ce titre célèbre avait touché juste car il épinglait la fin difficile du Président Pompidou, et depuis, de Franco à Brejnev, sans oublier François Mitterrand, la santé aléatoire de nos vieux dirigeants fait débat.

 


Heureusement, Tony Blair comme Bill Clinton ont prouvé, ailleurs, qu’on peut devenir « chef » encore jeune et c’est ainsi que Jacques Chirac a été privé d’un troisième mandat où assisté d’un monitoring lourd il aurait pourtant pu perpétuer l’efficacité de sa gestion tout en abreuvant nos chaînes de télévision d’images virtuelles, voire, comme tant de vieux artistes, de ses « meilleurs moments ».

Aurait-ce été pire que notre Président actuel ? Reconnaissons au moins à ce dernier, honnêtement, une chose : non seulement son style a changé et s’est présidentialisé (enfin) mais il fait encore quasiment tout seul l’Actualité et réussit ce qui est, malgré tout, un tour de force : que tous les autres se déterminent par rapport à LUI.

Heureusement à son âge et comme en témoigne son dynamisme : il n’est pas malade ; à part que…faut-il être tout à fait « normal » quand on a sa formation, ses revenus et son carnet d’adresse pour se lancer dans une telle galère où, soyons lucide, il y a surtout des coups à prendre ?

Et apparaît un autre genre de malade : les hommes qui prennent tout un pays en otage pour suivre une thérapie devant leur permettre de savoir enfin qui ils sont vraiment ; et le rôle des femmes est majeur dans cette démarche car c’est dans leur regard qu’ils s’évaluent.

Ce n’est pas un hasard si le style a changé : Cécilia aimait les provocateurs, les manipulateurs, les bons vivants comme en témoignaient ses liaisons antérieures, Carla semble allier un tempérament libéré au sens des convenances comme elle l’a si bien montré à Londres.

Il faut donc peut-être le croire quand il prétend ne pas exclure de faire un seul mandat ; aux affaires il est le mieux placé pour vérifier cette affirmation de Madame de Staël : « la gloire est le deuil éclatant du bonheur ».

Or que cherche –t-il vraiment avec son « rat pack » d’avocats ? Si c’est plaire aux français, pour l’instant c’est raté car il a trop promis et s’est trop mis en avant pour échapper à la sanction universelle des beaux parleurs « on peut tromper une personne tout le temps, et le monde entier une fois, mais il est impossible de tromper tout le monde, tout le temps », même les français.

C.Q.F.D.
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