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05/05/2008
Imagine
Redacteur
Les médias ne parlent à nouveau que de LUI : un an que l’hyper-président s’agite et, dans l’échec aussi, son résultat reste excessif : qu’il fanfaronne où qu’il essaie de parler posément avec moult « mea culpa » : pour plus des deux tiers des français, rien ne va plus.

 


Pour ceux qui l’avaient pressenti ça n’a rien d’extraordinaire, à part son ambition démesurée et son absence totale de scrupules, dans ses différents ministères il n’avait pas montré grand-chose malgré une, déjà longue, carrière politique ; alors peu importe la suite, si le chemin est mauvais autant n’en suivre que le minimum.

Parmi les autres, ceux qui avaient voté pour lui avec espoir, bien que placés du mauvais côté du manche, les voilà à nouveau cocus dans ce qui tend à devenir une belle tradition républicaine. Sont-ils pour autant risibles ? Est-il vraiment légitime et honnête de leur faire supporter, encore, les conséquences de l’incompétence de leurs élites ?

Car qu’y a-t’il de plus conservateurs dans notre pays que le patronat et les élus politiques tous partis confondus ? Ce fameux « microcosme » qu’un mot de Georges Pompidou remet bien à sa vraie place en n’y voyant que : « Jalousies et mensonges, petites intrigues et querelles d’intérêts personnels ».

C’est donc la classe politique qu’il faut changer, c’est elle qui doit connaître la précarité et apprendre la culture du résultat, elle encore qui doit être exemplaire plutôt que de se nourrir encore et toujours sur la bête.

Il n’y a aucune créativité, aucune innovation dans notre système de représentation, tout est verrouillé pour privilégier les hommes en place et conforter leur influence par l’empilage des structures de représentation. Nous sommes administrés par un ramassis de rastignacs dont les pôles, droite et gauche, sont interchangeables et se court-circuitent en s’opposant.

L’enjeu ne consiste plus à débattre dans l’intérêt général en confrontant des idées mais à éliminer ses concurrents en les débauchant, les expatriant ou les ridiculisant pour permettre de rejouer en solo l’éculé : « moi ou le chaos ! ».

Quand on veut privilégier l’innovation qui est la seule issue positive face aux problèmes actuels, alors il faut oser la vraie révolution, celle des esprits, faire le pari de l’intelligence et reprendre, plutôt que de les vilipender, les slogans de 68 qui restent d’actualité comme : « Mettons l’imagination au Pouvoir ! ».

Daniel Lerouge.
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