Cette « maladie inflammatoire touche en majorité des adultes jeunes », nous explique le Pr Jean-Louis Pasquali, du service de Médecine interne et d’Immunologie clinique au CHU de Strasbourg. « Elle se traduit par des douleurs vertébrales qui invalident le patient, en provoquant d’abord une raideur de la colonne vertébrale puis des déformations articulaires au niveau des hanches. » Et c’est une maladie fréquente : près de 200 000 Français en souffrent aujourd’hui !
C’est le cas de Lionel Comole, qui a participé aux trois dernières manches du championnat de France des Rallyes 2007. « Quand vous n’arrivez plus à dormir, lorsque la douleur vous assaille toute la journée, vous arrivez au bout de vous-même. J’ai vécu pendant huit mois des crises régulières, j’étais toute la journée en crise, j’avais perdu 14 kilos ». Pour ce patient qui voulait rester dans la course, au plein sens du terme, l’arrivée des biothérapies a représenté un véritable bouleversement. Dans le meilleur sens du terme. « Cela a été quasiment miraculeux pour moi. Dès la deuxième prise, je n’avais quasiment plus mal. J’ai recommencé le sport. Cela a été assez révolutionnaire. » Dans le cas d’espèce, il s’agit d’un médicament que les spécialistes appellent un anti-TNF-alpha
« Même malade, on peut faire du sport »
Le TNF est une protéine produite naturellement par l’organisme et présente notamment, dans le liquide synovial qui « lubrifie » les articulations. En cas de spondylarthrite ankylosante ou de polyarthrite rhumatoïde, sa production augmente de façon anormale. Et paradoxalement, cette surproduction favorise… le processus d’inflammation. « Les traitements dits de biothérapie bloquent le TNF-alpha » explique le Pr Pasquali. « Ils permettent de stopper la douleur et l’évolution de la maladie ».
Aujourd’hui pour des raisons que la communauté médicale ignore encore, entre 20% et 30% des patients ne répondent pas à ces traitements. Voilà pourquoi Lionel Comole s’implique dans la campagne de la Fondation Arthritis. « La spondylarthrite ankylosante empêche de se projeter dans l’avenir. Elle coupe (ses victimes) de la vie sociale et professionnelle. Je me suis dit : pourquoi ne pas raconter mon histoire et dire que la recherche aujourd’hui, cela sert à quelque chose. Et que j’en suis l’exemple vivant. Même si cela ne marche pas chez tout le monde, il faut continuer à chercher pour trouver des solutions pour tous les patients. »
Au rallye du Touquet
Un message d’espoir qu’il a fait passer en force au volant de sa Clio Renault Sport du 28 au 30 septembre au Rallye du Touquet, les 2 et 3 novembre au Critérium des Cévennes et enfin au Rallye du Var, du 23 au 25 novembre. « Pratiquer la course automobile, c’est prendre la maladie à contre-pied. On peut faire du sport de haut niveau même en étant malade. »
Pour davantage d’informations et pour faire un don à la Fondation, consultez le site http://www.fondation-arthritis.org ou écrivez à Arthritis Fondation Courtin 4, rue Berteaux Dumas BP 174 – Neuilly sur Seine Cedex.