La Chambre des métiers et de l’Artisanat du Nord, la région Nord-Pas-de-Calais et le Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Nord ont travaillé ensemble pour aboutir à la signature de cette nouvelle convention. Celle-ci développera un service d’assistance en matière de marchés publics. En parallèle, Tristan l’artisan interviendra. Tristan ? C’est l’artisan virtuel intégré au plan d’action pour venir en aide aux TPE-PME. Sur un CD-ROM, glossaire, guides, documents types etc. sont mis à disposition. Car une commande publique influe considérablement sur le développement économique d’une entreprise, a fortiori d’une petite entreprise !
Un rapprochement durable entre public et privé
« Par définition, il n’y a pas de petits marchés. Tout est digne d’intérêt. Les artisans qui le souhaitent pourront donc être formé dans l’objectif affirmé de dynamiser la commande publique » résume Marc Montuelle, président du Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Nord. « L’accès des artisans aux marchés publics a toujours été une difficulté quand les collectivités locales se désolent de ne pas obtenir de réponses des artisans locaux » continue Jacques Fremaut, 1e vice-président de la Chambre Départemental des Métiers et de l’Artisanat.
Bernard Roman, député de la 1ère circonscription du Nord avait également fait le déplacement pour rappeler qu’en 2010, date fixée par l’État, la dématérialisation des marchés publics de l’État ne permettra plus aux artisans d’être candidat que par le net. Or, aujourd’hui, les formations des boulangers, ébénistes... ne comportent pas de contact avec l’informatique ! « Dans un état en faillite, et ce n’est pas moi qui le dit, s’il n’y avait pas les collectivités locales, il n’y aurait pas d’investissements : 72 % des investissements publics sont financés par les collectivité locales », souligne le député. « Ce partenariat n’est pas rien pour la région qui investit 60 000€. Et nous irons plus loin s’il le faut. »
L’enjeu est donc de taille : soutenir les artisans locaux grâce à des chantiers locaux. Une idée en apparence toute simple mais loin des faits. Aujourd’hui trois grands groupes détiennent le monopole. Avant de sous-traiter. Les projets : tout faire pour qu’un maximum d’artisan puisse s’approprier cet outil de formation. Le CD-ROM sera envoyé aux 23 900 artisans du département du Nord tandis que leurs 14 000 homologues devront patienter en attendant que cette convention s’élargisse à la région.
Bérangère Deschamps
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