
Les vacances à peine terminées, déjà les universités vont devoir se mettre au travail : l'incontournable classement de Shangai dresse, pour la sixième année consécutive, le classement des meilleures universités mondiales. Et le bilan n'est pas brillant pour la France qui rétrocède sa 6ème place à la Suède, n'a que 3 universités dans le top 100, une vingtaine dans le top 500, quand la Grande-Bretagne ou l'Allemagne en ont une quarantaine chacune...
Avec 23 universités classées (contre 22 en 2007), la France perd sa 6ème place et se classe désormais 7ème (sur 37 pays). Paris 6 (Pierre et Marie Curie) reste la première université classée, mais perd trois places et régresse au 42ème rang. Paris 11 améliore sa position, en passsant au 49ème (+3). Bond en avant spectaculaire : l'Ecole Normale Supérieure gagne 10 places en se positionnant au 73ème rang.
Réalisé par l’université de Jiao Tong, le palmarès évalue les performances des établissements d’enseignement supérieur mondiaux, par des critères fondés essentiellement sur la recherche. Il s’agit des prix Nobel et de leur équivalent pour les mathématiques (les médailles Fields), du nombre de chercheurs le plus cités dans leur discipline, du nombre d’articles parus dans les revues Science et Nature, ainsi que ceux répertoriés dans deux bases de données d'articles scientifiques (sciences dures/sciences humaines). Des critères prêtant souvent à critiques, notamment parce qu'ils désavantagent les littéraires, mais aussi car ils ne prennent pas en compte la qualité de l'enseignement, des installations et conditions de travail ou même de la recherche au quotidien.
USA et Angleterre toujours dans les premiers
Avec 159 établissements classés, les Etats-Unis se placent au-dessus de la mêlée. Dans les 20 premiers établissements du classement, 17 sont américains, Harvard en tête suivi de Stanford (2ème place) et Berkeley (3ème place). Les Britanniques mènent le jeu au niveau européen, avec Cambridge premier (4ème rang dans le classement général) et Oxford deuxième (10ème rang général).
Quelles solutions ?
Valérie Pécresse voit là une confirmation de l'urgence de la réforme des unversités, et préconise la création d’un classement propre aux universités européennes, dans le cadre de la présidence française de l’Union, pour « montrer la qualité de la formation » des établissements européens. Commentant le palmarès chinois, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a cherché à défendre les universités françaises en soulignant les « particularités » de notre système, où les universités ne sont pas les « principaux opérateurs de recherches ».
Source : educspro.fr
Le classement de Shangai